Schéma de fonctionnement de la chambre claire de Wollaston. Source : Wikipedia.

Carnets

À la fois vie écrite, retournée, captée, éclairée et littérature pensée, questionnée, saisie comme recherche et comme entreprise de captation, ces carnets représentent l’un des lieux d’approche de l’essai comme espace de recherche-création. Une chambre claire. Un instrument qui fait voir. À la croisée des chemins entre les pratiques diaristes, le carnet photographique et le blogue d’écrivain – ils se veulent hybridation, manière de réflexion et d’habitation. Lien secret entre la littérature et la vie (la matière, les étoiles, les plantes, les forêts) et entre la littérature et sa pensée.

24/09/16
2016

Écrit par Kateri Lemmens

Combien faut-il de lessives pour que les draps de coton rugueux deviennent doux?

À partir de quel moment faut-il renoncer à réinventer l'amour?

Jusqu'à quel point la faim se confond-elle à la résistance? 

Comment trouver le double d'un carré tracé sur le sol?

Quand es-tu devenu l'esclave de ce qui t'a un jour libéré?

Écrit par Kateri Lemmens

 

 

31/08/16
2016

Écrit par Kateri Lemmens

Je crois qu’une feuille d’herbe n’est pas moindre que l'apprentissage des étoiles.
I believe a leaf of grass is no less than the journey work of the stars.

Walt Whitman

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29/08/16
2016

Écrit par Kateri Lemmens

Je vois l'épingle à linge au moment où mon personnage se penche pour suspendre le drap blanc à la corde, son geste arrêté dans mon effort de visualisation. 

Oui, mais l'épingle à linge? Est-ce qu'elle peut être là, exister, dans sa main, à son époque? Tout s'arrête. 

Je m'en doutais, mais je voulais être certaine. 

Et là, je pars dans la rêverie tissée de mémoires. 

J'ai toujours aimé les cordes à linge. Les draps suspendus. Les vêtements, linges de maison, sous-vêtements, les manières de chacun, chacune, qui obéissent ou désobéissent à la tradition, souvent... Lire plus

03/04/16
2016

Écrit par Kateri Lemmens

 Mercredi presque le soir presque le printemps, la route, la radio, la lueur toujours poignante de la fin du jour sur le cours du fleuve. À la hauteur de Trois-Pistoles, un jeune pianiste, Guillaume Martineau, parle de Bill Evans avec Stanley Péan. Des voicings. De sa proximité avec les impressionnistes, Debussy, Ravel. Il voulait faire entendre « Never Let Me Go », avoue-t-il, mais la pièce était trop longue pour être diffusée à la radio... Ce soir-là, bon soldat, et parce que Bill Evans est là depuis quelques mois, je cherche la pièce dans le fouillis... Lire plus

19/03/16
2016

Écrit par Kateri Lemmens

Cabane à sucre, Appalaches (2016).

Comme si le temps existait à peine. 

 

 

 

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21/02/16
2016

Écrit par Kateri Lemmens

 

C'est mon plus beau sport du monde. Ontologiquement nordique et pauvre. Sincère. Surtout comme ça, en mode back country, sans piste, sans ornières, sans ligne. Juste soi, le territoire, la neige comme un défi. La possibilité de tracer le chemin. Pas de neige artificielle. Personne pour te remonter. Personne pour te définir par le prix du suit que tu portes. Tu peux être habillée comme la chienne à Jacques. Te traîner dans la neige mouillée qui ressemble au printemps avec tes vieux skis fluos autrichiens (c'est rare, quand même, de posséder un objet qui a... Lire plus

02/10/15
2015

Écrit par Kateri Lemmens

« Je le fais et c'est l'enfer. / Je le fais et c'est la vérité. » (Sylvia Plath)

Bien sûr, c'est à cause de cet article, de Francesca Woodman. La photographie comme actes de disparition. Parce qu'il y a tellement de miroirs dans les photographies de Franscesca Woodman. Des miroirs plein pied pour se regarder entièrement. Des miroirs où être nue. Vraiment nue. Trop nue.... Lire plus

20/09/15
2015

Écrit par Kateri Lemmens

Dans l'avion, au retour de Lisbonne, en travaillant, Bleu de Kieslowski. De la triologie, celui qui m'habite le plus, peut-être de tout Kieslowski (à l'exception de La double vie de Véronique). Et une grande leçon de cinéma (ici et ici et ici)

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09/08/15
2015

Écrit par Kateri Lemmens

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