Schéma de fonctionnement de la chambre claire de Wollaston. Source : Wikipedia.

essai

05/03/18
2018

Écrit par Kateri Lemmens (Université du Québec à Rimouski)

« Comment faire pour que l'essai puisse accéder au statut de genre poétique à part entière jusque, et y compris, dans l'affirmation de ses rages et de ses indignations politiques (1? »

Georges Didi-Huberman

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29/07/17
2017

Écrit par Cassie Bérard (Université du Québec à Montréal)

En arrivant à l’Université McGill vers 8 h 15, je suis entrée par une porte du bâtiment Bronfman qui débouche sur un long couloir souterrain dans lequel je me suis aventurée, en croyant que, peut-être, une autre porte, plus loin, me renverrait dans le monde. Sauf que je n’ai rencontré aucune autre porte plus loin, et puis, déjà, je marchais depuis une dizaine de minutes, aucune indication non plus. J’étais sur le point de me laisser gagner par l’exaspération, j’allais revenir sur mes pas quand, soudain, je me suis trouvée complètement... Lire plus

29/07/17
2017

Écrit par Gabrielle Giasson-Dulude (Université du Québec à Montréal)

Toucher, peser

Ça commence par le geste répété d’approcher la matière, de tourner les pages. « Ça commence par les mains… (1)  », pense Claude Royet-Journoud. Les mains touchent des formes qui les appellent : une phrase, une page ou un livre, le rythme venu d’un autre corps. Ce sont des gestes qui s’inscrivent par la voix dans les pages, des gestes qui paraissent rejouer les sens, les idées côtoyées, leur manière, leur style, des formes de vie que l’on désire apprendre ou réapprendre. Parfois, à l’inverse, on... Lire plus

01/01/17
2017

Écrit par Francis Bastien et Anthony Lacroix (Université du Québec à Rimouski)

Il n’est pas nécessaire que tu sortes de ta maison. Reste à ta table et écoute. N’écoute même pas, sois absolument silencieux et seul. Le monde viendra s’offrir à toi pour que tu le démasques, il ne peut pas faire autrement, extasié, il se tordra devant toi. (1)

Franz Kafka


Concentration
 : « Écrire sera toujours une eau qui monte, un amour si grand qu’il cherche des canaux pour diviser ses forces... Lire plus

15/03/16
2016

Écrit par Thomas Mainguy (Contre jour, cahiers littéraires)

On oublie souvent de parler du plaisir, je veux dire du fait qu’on peut écrire pour la simple raison qu’on en retire de la joie et que cette joie, si je puis dire, rend libre. Il me semble qu’il entre un peu beaucoup de cette désinvolture dans les conditions nécessaires à l’essai littéraire. Une amplitude prédestine son écriture, qui est prétexte aux explorations les plus perspicaces comme les plus saugrenues. Une humilité le gouverne ; il ne part de presque rien et ne prétend pas arriver à plus. Ceci explique peut-être qu’on le sente à certains égards mésestimé dans le système... Lire plus

10/10/15
2015

Écrit par Francis Bastien (Université du Québec à Rimouski)

L’essai est en un mot la mise en forme de la vie de la conscience et de sa tentative de sortir d’elle-même pour toucher du « dur », c’est-à-dire quelque chose qui ne passe pas ou qui n’est pas aussi fuyant que tout ce qui se présente à l’homme sur Terre. Que ceux qui ont peur des grands mots aillent se coucher, car j’ajouterai pour ma part qu’en regard de tout ceci, l’essai est l’âme même de la littérature. Et une fois parti, pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? Je dirai donc que l’essai est la forme même de l’âme en pensant... Lire plus